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Bref, je vais partir en tour du monde

J’ai envie d’être dehors, de courir comme un con dans un champ de blé au soleil, de fumer un pétard tellement long qu’on le confondrait avec une branche, j’ai envie de danser sur la plage autour d’un feu de camp, j’ai envie de rencontrer des nanas à ne plus pouvoir les compter, j’ai envie de faire l’amour jusqu’à ce que je n’ai plus une goutte à suer, j’ai envie de TOUT SAUF d’être ici.

C’est la réflexion que je me fais en ce lundi matin. A peine installé dans mon bureau pour une énième nouvelle semaine, je ne pense qu’à une chose : le week-end. Rien que là, il y a un problème. Si je n’ai pas envie d’être ici, c’est que je ne suis pas épanoui, si ?

A vrai dire, c’est un tout. Je ne peux pas dire que mon boulot ne me plait pas, j’ai tout fait pour être à ce poste. C’est plus profond que ça. C’est ce climat morose qui plane depuis quelques années en France. C’est le connard au volant qui peste dans les bouchons. C’est la tête déconfite du mec en face de moi dans les transports en commun. C’est aussi la voix de ma collègue de boulot qui me tape sur le système quand elle me dit ‘Nan mais attends, cette marque là on lui doit des comptes, on doit la mettre en avant’.

J’aimerais lui dire ‘Mais ta gueule’. Mais à quoi bon ? Elle ne comprendrait pas mon point de vue. Elle qui a déjà un crédit maison, un labrador et un monospace, comment pourrait-elle comprendre mes ambitions ? Je n’ai pas juste envie de grimper les échelons en écrasant les gens sur mon passage. A croire qu’il faut empiler les cadavres jusqu’au sommet pour être heureux.

Je vois plus loin que ça. Après tout, qu’est ce qui m’oblige à rédiger ce rapport ? Qu’est ce qui fait que je me sens coupable si je ne le fais pas ? L’argent ? Sans doute. On travaille tous pour l’argent. Mais est-ce que je suis obligé d’être malheureux pour pouvoir manger à ma faim ? Est-ce que je dois faire une dépression pour pouvoir vivre décemment ? J’espère pouvoir dire non sans me tromper.

Alors voilà, je vais partir en tour du monde.

Oh tiens, comme il est beau cet utopiste, à vouloir se barrer comme beaucoup d’autres ont essayé de le faire avant lui’. J’entends d’ici le jaloux, le Français moyen qui aime se plaindre et dénigrer le bonheur des autres. A celui-là, je répondrais simplement que ça n’est pas en restant dans un bureau à regarder la pluie tomber qu’on peut se forger un avis sur le monde.

Aux autres, ceux qui me diront que j’ai de la chance, je répondrais que la chance, il faut la provoquer. N’allez pas croire que ce projet a mûri sans concessions. Partir en tour du monde demande de se serrer la ceinture, de se priver de certaines choses. C’est euro par euro que j’ai mis cet argent de côté, pendant que d’autres le dépensaient en fringues ou en litres d’alcool.

Je n’ai aucune idée de ce qui peut m’attendre à l’autre bout du monde. J’ai sans doute cette vision un peu immature que l’on a tous d’un tour du monde. L’image d’un parcours tout beau tout rose. Je ne pense peut-être pas assez au mal du pays, aux moments de solitude, aux dangers de voyager dans des pays inconnus. J’ignore sans doute beaucoup de choses. Mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai besoin de la découverte d’autrui, j’ai besoin de voir comment le monde est ailleurs pour me satisfaire de celui dans lequel je vis. J’ai besoin de voir si je suis aussi ouvert d’esprit que je pense l’être, j’ai besoin de savoir à quel point j’aime voyager. J’ai besoin de sincérité, j’ai besoin d’authenticité. J’ai besoin de vivre.

Alors non, je ne sais pas ce qui m’attend là-bas, mais j’ai déjà hâte d’y être.

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A propos de Edouard

Voyageur dans l'âme depuis que j'ai l'âge de penser, j'ai décidé de vivre mes rêves plutôt que de rêver ma vie. Je pars prochainement pour un tour du monde d'un an que vous pourrez suivre sur ce blog voyage.

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